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MENUMENU

Vers une transition managériale…

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Vers une transition managériale…  

 

Par  Véronique Pons  –  Consultante Formatrice au sein du réseau Activ’Partners 

 

Non seulement les dysfonctionnements managériaux minent la qualité de vie au travail mais en plus ils coûtent cher.  Trois chercheurs* en gestion, dans un article du Monde du 22 décembre 2018,  proposent d’y mettre fin en encourageant une véritable transition vers un capitalisme plus humain. Les normes et les lois autour de la responsabilité sociale et RSE sont louables mais n’ont pas eu d’effets satisfaisants, surtout dans les PME.

Les salariés expriment un « ras-le-bol managérial » que l’on retrouve dans le malaise social exprimé par la crise des « gilets jaunes » ; ils ne trouvent plus de sens dans leur travail. Pour expliquer ce phénomène, les chercheurs dénoncent une conception de l’organisation du travail d’un autre âge, dépersonnalisée, spécialisée, centrée sur des procédures uniformes et qui a un coût, en termes d’absentéisme, de défauts de qualité, de sous efficacité, de l’ordre de 20 000 à 70 000 euros par personne et par an (d’après une étude de l’Institut de socio-économie des entreprises, Iseor). De quoi faire réfléchir les patrons et les pouvoirs publics. Alors comment encourager la qualité d’un management de proximité ? Pour les chercheurs, il faudrait, de concert avec les organisations des salariés et d’employeurs, inciter à dispenser des enseignements et des formations adaptés aux enjeux du XXI ème siècle et aux transformations technologiques en cours. On pourrait aussi imaginer un modèle fiscal incitatif pour les entreprises ayant baissé leur taux d’absentéisme par un meilleur management de proximité. L’enjeu est de taille. Il s’agit de viser un management humain basé sur la considération, le dialogue professionnel, des rémunérations stimulantes et des formations adéquates.

 

* Laurent Cappelletti, professeur de la chaire comptabilité et contrôle de gestion au CNAM

Henri Savall, président-fondateur de l’Institut de socio-économie des entreprises (Iseor)

Véronique Zardet, professeure à l’IAE de Lyon

 

 

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