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Gérer les oppositions : Opposant ou contradicteur, comment les gérer ?

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Gérer les oppositions : Opposant ou contradicteur, comment les gérer ?

« Quand quelqu’un dit : « Je me tue à vous le dire… », laissez-le mourir »
Jacques Prévert

 

Dans un précédent article, nous avons distingué l’opposant du contradicteur (« Opposant ou contradicteur, à qui ai-je à faire ? ») et observé les différences en situation. A présent, voyons comment gérer les oppositions.

L’opposant est riche d’un regard autre qui, s’il est accueilli, vient enrichir l’idée ou le projet. Accueillir ce point de vue peut nous demander de mettre de côté des certitudes et de nous remettre en question. Cela peut générer des émotions dites négatives de type colère, peur…. Il nous faut les gérer pour accueillir l’opposition, lui permettre de travailler en nous, nous ouvrir et intégrer l’opposition pour accéder à une vérité supérieure. Par un changement de paradigme, nous réconcilions des points de vue qui n’étaient qu’apparemment opposés.

Nous pouvons partager notre questionnement intérieur avec notre interlocuteur et l’associer à la recherche de solutions, avec des questions de type « Comment pourrait-on associer ces 2 points de vue ? » « Si on imaginait une solution qui intégrerait les deux points de vue, ça serait quoi ? »

L’opposition peut déplaire car elle tend à réveiller des émotions négatives, mais elle ne nuit pas. Une colère maitrisée d’un « opposant » vise à réveiller une personne, à la sortir de l’apathie par exemple ; c’est une technique bien connue dans l’enseignement. Les Traditions parlaient de « sainte » colère. Il est vrai qu’il est difficile de maîtriser ses émotions d’où l’appellation de « sainte » colère. La plupart du temps, un opposant déverse au moins au début de la frustration ou un peu d’agressivité.

Avec le contradicteur, le problème est ailleurs, au-delà de l’opposition énoncée. Chercher à résoudre l’opposition seulement est peine perdue. Il y a de forte chance que cela n’apaise même pas temporairement le contradicteur.

Le contradicteur tend à généraliser, exagérer, oublier. Nous pouvons dans un premier temps le ramener à des faits précis – « Qui ? » « Quoi ? » « Quand ? » « Où ? »… -, vérifier que nous partageons la vision d’une même réalité parce que nous ne pourrons construire une solution acceptée qu’en partant d’une base concrète et partagée.

Si le conflit demeure, nous gagnerons à chercher à mettre à jour le vrai problème – « Que cherches-tu en disant cela ? » – et à le traiter.

Un contradicteur n’est que partiellement conscient du vrai problème et il ne veut pas le confronter car cela le remet trop en question. Peut-être n’est-il plus à sa place dans son poste ?! Peut-être n’y a-t-il pas de poste pour lui dans l’entreprise ?! De là où nous sommes, nous ne pouvons pas toujours construire une solution mais nous pouvons au moins en parler : « Je sais que tu es en conflit avec la direction qui n’a pas répondu à ta demande d’évolution. Je comprends que tu en as gros sur le cœur. Moi, je n’ai rien à voir avec cela. Je suis responsable de mener à bien ce projet et j’ai besoin de ta contribution. Sur quoi est-ce qu’on peut se mettre d’accord ? »

Quelle que soit l’interlocuteur en face de nous, opposant ou contradicteur, si nous vivons des émotions négatives, notre réaction impulsive est de projeter notre mal être à l’extérieur, et de ne plus voir le potentiel de la relation. Le changement à opérer est alors d’abord en nous-mêmes. Et plus nous vivons des fortes émotions, plus le travail de transformation est intense.

En revanche, si nous sommes posés face à un opposant ou un contradicteur, nous nous donnons les moyens de discerner à quels moments la personne est opposante, à quels moments elle se fait déborder par ses émotions, voire verse dans la contradiction et donc la manipulation. Etant en paix, notre mental est clair et nous pouvons créer un espace commun, à l’abri du jugement, au sein duquel une écoute profonde aide à recréer des ponts, percevoir notre propre besoin et discerner la meilleure action possible à entreprendre.

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