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Gérer les oppositions : Opposant ou contradicteur, à qui ai-je à faire ?

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Gérer les oppositions : Opposant ou contradicteur, à qui ai-je à faire ? Gérer les oppositions ! 

On demanda un jour à Henri IV :

« Sire, comment se débarrasser de ses ennemis ? »

« Le mieux est de s’en faire des amis », répondit le roi.

Collaborer avec les autres est pour ainsi dire notre pain quotidien, que ces autres soient collègues, clients, partenaires, fournisseurs… Immanquablement nous rencontrons des oppositions. Et pour bien les gérer, il nous faut d’abord comprendre ce qui se joue vraiment. Ai-je à faire à un opposant, qui voit les choses autrement, ou à un contradicteur, porté par l’esprit de contradiction ? Tentons de les distinguer et pour commencer, définissons-les.

L’opposant est la personne qui  s’oppose à notre point de vue, ou qui a un point de vue différent.

Le contradicteur est la personne qui s’oppose à notre point de vue, ou qui a un point vue différent, mais dont l’expression a une intention cachée. La personne argumente sur un sujet mais il existe un problème plus profond non avoué. Elle peut ne pas en être consciente ou seulement partiellement. La situation la met face à une remise en question – des limites, des peurs à dépasser… – qu’elle refuse. Elle  projette son mal être, c’est sa façon de se défendre. Son intervention vise donc des buts personnels – au minimum se protéger… – quoi qu’elle en dise. Elle nie ses vrais mobiles, on dit qu’elle est de mauvaise foi. Sans s’en rendre compte, la personne se soumet à cette part d’elle-même qu’elle ne connait pas ou sous-estime, et étant manipulée par cette part, elle manipule les autres.

L’opposition comme la contradiction peuvent déplaire car elles demandent de mettre de côté ce à quoi nous sommes attachés, et de remettre en question nos croyances, nos comportements, nos fonctionnements. Cela dit, l’état d’esprit est bien différent entre un opposant et un contradicteur, et leur motivation à résoudre le problème est aussi différente quoi qu’ils en disent.

Comment alors distinguer l’opposant du contradicteur en situation ? Voici quelques indices, cette liste n’étant pas exhaustive.

L’opposant :

– s’efforce de gérer ses émotions : L’opposant parle parfois avec véhémence, mais il n’est pas emporté par ses émotions. Sa pensée finit par maîtriser l’émotion. S’il est en colère, le ton peut monter, mais il ne crie pas, il ne se déverse pas.

– raisonne, recherche l’objectivité Gérer les oppositions ! 

– ne cherche pas à convaincre. Il dit, répète peut-être mais au final il lâche prise. Ce qui signifie que nous pouvons perdre une compétence précieuse si nous n’accueillons pas l’opposition.

– voit le positif : il sait voir les progrès

– cherche des solutions. Dans le meilleur des cas, il est capable de voir le potentiel et l’exprimer

– accueille les propositions, raisonne avec elles

– reconnait ses torts

Le contradicteur :

– en appelle aux principes, à la règle, à la forme tout en ne la respectant pas par ailleurs

– exagère (encore, toujours…) Gérer les oppositions ! 

– généralise (« toujours pareil » « tous les mêmes »…), il manque de discernement

– « ergote » sur des points qui ne sont pas le problème.

– est sûr de lui

– n’accepte pas d’être remis en question, ni d’être réellement aidé

– aime avoir le dernier mot

– ne reconnait pas ses torts

– n’est pas précis (il ne se souvient plus très bien des faits…)

– ment (il ne se souvient pas ce qu’on lui a dit, ce qu’il devait faire, il dit mais il ne fait pas…)

– souligne les manquements de l’adversaire

– se positionne en victime-persécuteur-sauveur

– n’est jamais satisfait (de votre proposition…)

– ne communique pas sur ses émotions, ses ressentis

Dans la pratique, une personne est rarement tout l’un ou tout l’autre. Un opposant ne maîtrise pas forcément les techniques de communication et ne trouvant pas les mots, il peut s’emporter. Ou bien un opposant qui s’est exprimé plusieurs fois sans que son point de vue ne soit pris en compte peut dériver vers le contradicteur à force de frustrations. Discerner où se situe notre interlocuteur et vers quel rôle il évolue au fur et à mesure de la conversation, permet de gérer la situation. Nous aborderons dans un prochain article ce sujet. (« Opposant ou contradicteur, comment les gérer ? »)

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Gérer les oppositions ! 

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