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en efficacité professionnelle

3 idées reçues sur l’efficacité professionnelle (et son apprentissage)

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Bien que la notion soit au cœur des débats, de nombreuses idées reçues circulent encore aujourd’hui sur l’efficacité professionnelle et ce qu’elle représente réellement ! En quelques mots, elle permet à un collaborateur de mieux organiser et gérer son temps de travail afin de le rendre plus productif.

A une époque où le temps de travail devient plus concentré (législation sur la durée maximale du travail, équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle), l’efficacité au travail devient un enjeu majeur pour tous les salariés et tous les types d’entreprises. Dans cet article, nous allons battre en brèche 3 idées reçues -mais pourtant très répandues- sur l’efficacité professionnelle.

Idée reçue n°1 : l’efficacité professionnelle est liée à l’expérience et ne s’acquiert que sur le long terme 

 Dans l’esprit de nombreuses personnes, seul le passage des années permettrait à un collaborateur de maîtriser totalement les ficelles de son métier et d’être donc réellement efficace. Être efficace en réunion, mieux communiquer, travailler en équipe constituent de réels challenges professionnels, qui peuvent se révéler très chronophages et faire peser un lourd tribut économique sur une entreprise, si non maîtrisés : on estime que 2 heures de réunions hebdomadaires coûteraient 1 million d’euros à une société de taille moyenne. Heureusement, cette vision est inexacte car il existe des bons réflexes ou de bonnes pratiques, n’ayant rien à voir avec l’expérience, qui permettent aux collaborateurs de doper leur activité.

 

De nombreuses lois d’organisation et de management du temps de travail ont ainsi été développées au cours des années, notamment en réponse à la sur-sollicitation des collaborateurs. Ainsi, du fait de la généralisation des open spaces, des réseaux sociaux et des messageries instantanées, un salarié est généralement dérangé dans son travail une fois toutes les 12 minutes. Or s’il avait eu connaissance de la loi de Carlson, qui montre que tout travail interrompu en cours de route prendra plus de temps que s’il était effectué d’une traite, il aurait pris ses dispositions pour ne pas être dérangé. Par exemple, en se créant des plages de travail où on ne peut le déranger. Ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres…

Bien conscients de cette situation, de nombreux dirigeants ont fait le choix de se tourner vers des solutions destinées à tirer le meilleur de leurs salariés, expérimentés ou non, et ce très rapidement. C’est notamment le cas du microlearning, qui séduit de plus en plus de sociétés par sa structure innovante, qui permet de rompre avec les codes habituels de la formation.

Le saviez-vous ?

ampouleLe microlearning (ou nuggets learning) est un concept de formation en ligne, fondé sur des modules vidéo très courts (5 minutes maximum), utilisant textes, images et sons, qui répartit le contenu d’apprentissage en petites séquences rapidement consommables.

Idée reçue n°2 : la génération Y est une génération dispersée et personne ne sait comment la former

Décidément, les millenials auront fait couler beaucoup d’encre et resteront comme l’une des générations les plus commentées de l’histoire. Mais pourquoi les individus de cette génération (nés entre le milieu des années 70 et celui des années 90) suscitent-ils autant d’interrogations chez leurs managers ? Tout simplement parce que les membres de cette génération ne rythment pas leurs journées de travail sur le même modèle que leurs pères.

Comme le montre le graphique ci-dessous, les générations Y et Z alternent très régulièrement au travail les phases de travail et les phases de loisirs, sous la forme de micro-pauses (surfer sur le web, consulter ses réseaux sociaux, répondre à un texto personnel). Or cette ce nouveau mode de fonctionnement conduit au multi-tasking, qui réduit l’efficacité personnelle (et ce n’est pas nous qui le disons !).   

Visuel-rythme-travail-millenials

Cette situation est cependant loin d’être un obstacle insoluble ! En effet, l’enjeu est au contraire de capitaliser sur cette disposition d’esprit des millenals, afin de leur offrir des programmes adaptés, tel le microlearning, où le digital occupe une place centrale. C’est pourquoi des entreprises ont aujourd’hui développé des plateformes de formation nomades, accessibles via smartphones ou tablettes, où le contenu est orienté de façon ludique. Reprenant les codes de cette génération connectée, ces formations au format court sont bien plus efficaces pour former les millenials.

Idée reçue n°3 : seuls les grands groupes peuvent bénéficier des programmes de formation en efficacité professionnelle

Sûrement l’une des plus grandes légendes urbaines portant sur la formation professionnelle, l’idée que seules les grandes entreprises aient les moyens de former régulièrement leurs salariés, est pourtant erronée. Comme le révèle cette étude réalisée pour le compte du gouvernement français, la taille des entreprises n’est pas un facteur déterminant en termes de formation. Le véritable frein à la formation -que ce soit dans les PME ou les grands groupes- est en réalité l’impact causé par l’absence du salarié et la désorganisation de la production et de l’activité qu’elle entraîne.

Or le développement du microlearning s’adapte parfaitement à la situation en offrant aux sociétés la possibilité de former autant de salariés qu’elles le désirent, pour un prix plutôt abordable mais sans être chronophage pour autant. Grâce au microlearning, le salarié peut se former quotidiennement, à petite dose et donc sans prendre de retard dans son travail, du fait des formats très courts des modules d’apprentissage.

Même si l’efficacité professionnelle est l’un des thèmes les plus débattus de notre époque, il est certain qu’il existe encore de nombreux stéréotypes lui collant à la peau. Pourtant, être formé à des méthodes d’organisation et de gestion du temps de travail plus efficaces recèle un potentiel immense et devrait intéresser toutes les entreprises… Alors, prêts à franchir le pas de l’efficacité professionnelle ?

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